Lundi 12 Mai

Salar de Uyuni

Après le réveil par le coq, par la musique, par les klaxons, par le téléphone, par les cloches, ce matin, c'est réveil... en fanfare! Non, on ne rêve pas, y'a bien une fanfare qui passe sous notre fenêtre, et ce depuis... quelque temps déjà. Alors pour les 3h de sommeil, c'est pas tout à fait ça. Mais à 9h, allez debout! Il fait super froid. Je file dans la salle de bains après m'être rendue compte que je n'avais donc pas dormi dans le bon lit. Ahhh une bonne douche chaude, ça va faire du bien, sauf que l'eau, elle est pas chaude, elle est même froide, voire glacée. Bien que j'aie lu les instructions sur la porte, je n'arrive pas à faire fonctionner le chauffe-eau (oui, je sais, chui nulle). Bon, alors attends, je me rhabille et vais aller demander à la réception. Mais y'a personne à la réception... Sur ce, je croise Jacques et lui demande s'il a eu de l'eau chaude, il me dit oui.
"Tu peux nous montrer comment ça marche? Euh, juste 2 secondes, Marion, t'es présentable? On peut rentrer?"
Finalement faut ouvrir l'eau à un certain débit pour que le machin électrique qui déclenche l'eau chaude se mette en route. Merci Jacques!!
Ca fait du bien de se réchauffer un peu. Nous allons ensuite prendre notre petit déjeuner dans le restaurant au fond de l'hôtel. C'est très bon, y'a même du yaourt! Et aussi nos 3 japonaises avec leur rasta du train pour le Machu Picchu (rien à voir avec ce qui précède). Par contre ce matin, ils ne se prennent pas en photo, doivent être fatigués!
Vers 11h, nous allons faire un petit tour de la ville. Juste à côté de l'hôtel il y a une caserne... ahhh c'est pour çaaaa (rapport à la fanfare). Uyuni, ça ressemble quand même un peu au Far West, en plus blanc.

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Nous cherchons de l'eau et Marion voudrait aussi acheter des lunettes de soleil. Après avoir fait quelques essais infructueux de lunettes bien poussiéreuses (oui, ici il ne pleut pas, il y a donc beaucoup de poussière), elle trouve finalement son bonheur pour 2,5 €. Ca va, même si elle les perd, ce sera pas grave.
Nous rentrons ensuite à l'hôtel et attendons les 4x4 qui doivent venir nous chercher. Ils arrivent un peu plus tard que prévu (une réparation de dernière minute??). Nous allons embarquer avec nos bagages sur le toit dans le 4x4 rouge avec Christine, Jacques et Nico.

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Avec Marion, on a mis nos chapeaux boliviens... Tout ça pour se faire traiter de "Chapi Chapo" par Nico... Ok, là je pense avoir atteint le record du nombre de surnoms!
"En avant Guingamp" pour une longue journée. Première étape, le cimetière de trains en dehors de la ville. Y'a pas grand monde dans le coin.

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Ces trains datent du XIXème siècle et ont été laissés là à l'abandon après la fermeture de la ligne de chemin de fer.
Certains s'amusent bien et retombent en enfance (coucou Jean-Jacques!).

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Y'a aussi plein d'inscriptions sur les machines, certaines assez insolites, je vous laisse déchiffrer (petit message pour les CR).

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Nous partons ensuite pour le salar, au loin, on voit des mirages. Ah, au fait, dans le 4x4, ça secoue!! Bah oui, faut bien. Situé à 3700 m d'altitude et avec une superficie de 12500 km², le salar de Uyuni est le plus vaste désert de sel du monde. Sa formation remonte à 40000 ans où l'étendue d'eau salée était un lac préhistorique géant. En s'asséchant, il a laissé derrière lui deux petits lacs et deux grands déserts de sel, le Salar de Coipasa et le gigantesque Salar de Uyuni.

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Nous nous arrêtons d'abord dans un village pour aller chez un artisan qui fabrique le sel de table. Ce dernier est récupéré dans le salar, puis iodé avant d'être mis dans des sachets. La production annuelle d'environ 25000 tonnes ne risque pas d'épuiser les 10 milliards de tonnes estimées du gisement. Quant au village, il fait un peu fantôme, mais malgré tout, il y a 3 petits stands avec des choses à acheter, je prends des lamas en sel :)

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Nous allons ensuite sur le salar où ils chargent les monticules de sel sur les camions. J'ai mis la main à la pâte (pas très douée avec une pelle) ainsi qu'Alain, Jean-Jacques et Marion. 

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Les hommes qui travaillent ici ont carrément une cagoule sur la tête et des lunettes pour essayer de se protéger de la réverbération.
Puis c'est reparti pour près d'une heure de route sur cette étendue blanche. Le paysage est tout simplement extraordinaire (faut aimer le blanc et "le rien", c'est sûr). Perso, j'adore! En plus avec "Let go" de Cédric Oheix à fond dans les oreilles, ça le fait!
Nous faisons un arrêt au milieu de rien (justement) pour prendre des photos, j'ai du mal à m'arrêter!

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Puis nous reprenons la route vers l'île de Incahuasi, qu'on appelle aussi l'île du poisson même si la vraie île du pescado n'est pas celle-là (on nous aurait menti?).

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Il est plus de 14h, et il est temps de manger. Les chauffeurs installent le pique-nique sur des tables en sel et nous nous restaurons. Il fait très beau mais pas super chaud.
Après le repas, nous allons faire la balade sur l'île, ça monte, y'a même des marches, ça faisait longtemps. Comme vous pouvez le constater, ici, seuls les cactus poussent. Plus on monte et plus la vue est géniale. Je prends environ 25120 photos et c'est pas fini!

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Ca, c'est une maquette du salar, nous sommes là.

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Juste en face il y a l'île "Pia Pia". D'après le "Petit lexique du Nico des andes", "l'île du Pia Pia, c'est l'île où quand l'oiseau se pose sur les cactus, il fait "Pia Pia"!... Mmm pas sûre que ça ait du succès ce livre en fin de compte.
Mais on n'est pas là pour rigoler, ça suffit! Nous reprenons nos 4x4 et filons à toute allure.

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Plus loin, nous nous arrêtons pour assister au coucher de soleil. Ca tombe bien il y a quelques nuages, ça devrait être encore plus beau... Et en effet, c'est très très très beau... allez...
Vous remarquerez comme les ombres s'allongent (Marion pousse-toi! ;)).

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Je n'ai pas ma tequila sunrise, et puis de toutes façons il fait trop froid. Marion et moi nous choisissons chacune un petit carré de sel pour nous asseoir et méditer devant tant de beauté, cette méditation étant entrecoupée des clic clac des appareils photo. J'assiste juste au plus beau coucher de soleil de ma vie...

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Hey Nico, revient! On a encore besoin de toi!

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Moi, je crois que je vais rester là d'ailleurs, quoique en y réfléchissant, je vais sans doute me congeler sur place.
Mais nous devons repartir et les couleurs sont encore en train de changer, ça devient rose, rouge et gris. "Please Nico on peut s'arrêter encore une fois pour d'autres photos? Merci, trooop sympa!"
Et hop.

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Bon, cette fois, il fait nuit et nous reprenons la route pour aller au refuge à Chuvica. Nous arrivons les derniers, tout le monde a choisi sa chambre, nous nous retrouvons donc dans le dortoir avec les mêmes personnes que dans le 4x4. J'espère que personne ne ronfle!
Avant le repas, Nico se met derrière le bar pour servir les alcooliques, puis nous allons manger. Un peu de pollo? ;) C'est très bon en tout cas et la soupe est la bienvenue. Par contre, je crois que c'est là que Christine a décidé d'arrêter la bière.
Après le repas, les gens filent se coucher, ne restent plus qu'Alain et Christine avec Marion, Jacques, Nico et moi. Allez un petit Casillero?? On finit par épuiser Alain et Christine qui regagnent leur chambre, nous on continue notre petite discute autour d'un verre. Mais ici il y a extinction des feux, alors vers 22h30, faut aller se coucher. Il ne fait pas froid dans les chambres, par contre y'a pas d'eau chaude.
Et je m'en vais donc dormir dans le paradis blanc...