Dimanche 11 Mai

La Paz => Uyuni

Ce matin, c'est réveil... par les cloches de l'église à 6h30, on l'avait pas encore eu celle-là! Mais finalement je me rendors pour me réveiller vers 8h. Je réussis à tout faire rentrer dans mon sac, yes! Suis trop fière.
Nous allons ensuite prendre notre petit déjeuner avant de libérer la chambre. Ce matin aussi on a quartier libre. Avec Marion nous allons nous balader, les rues sont un peu désertes. Voilà l'entrée du restau d'hier et les fameuses marches de Montmartre.

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Nous arrivons sur la grande avenue, il y a comme une sorte de kermesse avec des animations, des stands et même des majorettes (ça doit faire au moins 20 ans que j'ai pas vu un défilé de majorettes! Mince, chui vieille!).

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Nous retournons ensuite vers l'hôtel et décidons d'acheter quelques provisions pour le trajet de cet après-midi. J'en profite pour prendre en photo la dame super gentille à qui j'ai acheté une nappe en tissu bolivien et qui nous a salué, "Hola amiga!", à chaque fois qu'on est passé devant elle :)

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Nous déjeunons, toujours à la cafétéria, c'est bon et pas trop lent. Au menu tomates mozza sur du pain.
Puis, le bus arrive pour nous conduire au terminal des bus publics. Ce n'est pas très loin, mais comme ce n'est pas tout plat, on apprécie bien ce petit trajet motorisé.
Au terminal il y a différentes compagnies qui proposent des voyages.

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Nous, en bons "patitos", nous suivons toujours consciencieusement notre Nico et faisons la queue pour prendre les billets et déposer les bagages. Et là, pendant tout ce temps d'attente, tu entends hurler "Cochabamba" (pour ceux qui suivent, pas le poulet... la ville) par les employés qui veulent absolument que tu ailles à "Cochabamba"... Mais non, nous on va à Oruro! Quand des gens arrivent dans le terminal, ils sont carrément alpagués par les employés pour qu'ils choisissent leur compagnie et parfois même ils se battent entre eux quand le client ne choisit pas la leur. Sont fous ces boliviens!
Nous enregistrons les bagages et il faut payer un supplément si tu dépasses les 13 kg, tout le monde dépasse, sauf Nico et Christine. Y'en a qui savent voyager léger! Bon, moi j'en suis déjà à 21 kg... Les cadeaux, c'est lourd.
Nous avons 45 minutes d'attente avant d'embarquer dans le bus. Alors les bus publics, ils sont pas en super bon état, ils sont un peu rouillés parfois, et y'a une porte qui sépare le chauffeur des passagers. Et aussi un rideau entre les deux, ce qui fait qu'on ne voit pas la route. Je me demande si ce n'est pas fait exprès en fait. Marion et moi sommes au deuxième rang derrière Jacques et Christine, Paul et Marylise sont sur notre gauche.
Nous partons à l'heure, les gens montent en marche alors que le bus démarre et qu'ils étaient sur le quai depuis un moment. Euh... ok... C'est peut-être une coutume? Mais voilà que 300 mètres après le départ, on s'arrête sur le bord de la route. Euh... ok... Le chauffeur descend et là on l'entend qui tape (avec un marteau je suppose?) sous la roue avant. Euh... ok... C'est une coutume ça aussi? Ca dure un peu, et là, c'est le drame... Agnès décide de descendre pour aller filmer, et voilà t'y pas que le chauffeur qui a l'air bien énervé parce qu'elle le filme remonte comme une furie, se remet au volant... et démarre! Laissant la pauvre Agnès en plan sur le bord de la route. Nous lui hurlons "STOOOOOPPP!" mais ça ne doit pas être un mot espagnol parce qu'il continue! Il a fallu que Nico, qui était plus loin dans le bus, se lève et aille lui crier dessus pour qu'il s'arrête, j'ai même vu le moment où ils allaient en venir aux mains! Euh... ok... Agnès arrive au pas de course, légèrement essoufflée et stressée. Ca va Agnès? Nico, c'est un peu le héros du jour sur ce coup-là. En revanche, je crois que le chauffeur, il est vraiment énervé.
Nous prenons finalement la route, il va vite, les amortisseurs sont tout mous, on n'est pas trop secoué. On emprunte le périph en spirale et en montée, la vue sur La Paz d'en haut et de jour est vraiment impressionnante, dommage, j'ai pas pu prendre de photos et je me voyais mal demander au chauffeur de s'arrêter...!!
A El Alto, nous prenons d'autres passagers qui continuent à monter alors que le bus roule. Marylise, qui n'en rate pas une, a voulu ouvrir la porte, comme ça juste pour voir, le chauffeur l'a refermée en jetant un regard noir à Jacques qui n'y était pour rien! Bon, je crois qu'on va arrêter de l'énerver encore plus là.
Et nous voilà partis vers Oruro. Le trajet se passe bien, Jacques en profite pour écouter le dernier Cabrel sur mon Ipod. Le paysage redevient désertique, ça m'avait manqué. On est même en avance, et comment dire, ça m'arrange bien parce que j'ai mega envie de faire pipi. Et ce bus qui s'arrête jamais. Une fois à la gare d'Oruro, je laisse tout en plan à Marion et je file pour trouver des toilettes. Je suis en mode survie là, mon espagnol revient d'un coup, "Donde estan los baños?" "Por favor!" "Heeeelp!" Je vois un panneau dans la gare, mais les toilettes sont sur le quai et il est fermé par une grille, impossible d'y accéder. On m'indique l'autre côté de la rue, je ne trouve rien, et file vers une station essence pour tomber sur les toilettes. Ouaaaais! Je crois que j'ai même pas récupéré ma monnaie pour le papier. Sur ce coup-là, j'ai beaucoup pensé à un certain JP d'une des mes vies antérieures, qui avait eu ce problème dans un petit avion, ça avait été atterrissage d'urgence à St Flour! LOL Mais je m'égare.
Après ce petit intermède musical, je retourne au bus et récupère mon sac, finalement j'ai rien raté. Nico nous donne nos billets et nous allons sur le quai qui est enfin ouvert. Les bagages doivent être rangés dans un compartiment spécial. Mmm, t'es sûr qu'on va pas nous les piquer? Puis nous nous installons dans le wagon réservé aux touristes, au bout du train. Nous, on a le chauffage...

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A 19h le train part, nous en avons pour près de 7h. J'en profite pour écrire mes cartes postales, pas facile parce que ça bouge pas mal. Vers 20h30, Jacques, Nico, Paul, Marylise, Marion et moi décidons d'aller dans le wagon restaurant pour manger. Alors, évidemment il est situé à l'autre bout du train, il faut traverser au moins 10 wagons, et entre les wagons c'est pas comme le TGV, faut sortir et refermer les portes derrière soi. Et puis ça tangue vraiment bien. "Oups, disculpe!".
Nous arrivons finalement au wagon restaurant où nous occupons deux tables. Oui, ici on mange à table et on est servi, c'est l'Orient Express de la Bolivie!
Au menu, du pollo pour changer, encore des parts supers copieuses. Et puis un peu de vin (je me rappelle plus le nom, mais moins bon que le Casillero). Et là, vas-y que je rigole (mais non, ce n'est pas l'alcool), que je discute, que je prends des photos. Là, aussi y'a censure mais en voilà deux quand même (avec Marion on penche ;)).

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Les "anciens" ne sont pas les plus calmes d'ailleurs... Hum. Marion a même testé le piment... sans doute l'effet du vin! ;) Nous changeons ensuite de table où nous discutons avec une fille russe qui est avec un canadien et qui ne parlent qu'en anglais. Finalement on les épuise aussi. Entre temps, le train s'est arrêté au milieu de nulle part... Jacques angoisse un peu pour les bagages. Ben oui, ils sont peut-être déjà en train de les décharger!! Vers  minuit, on se fait finalement virer du restaurant par les employés et nous devons donc retourner à notre wagon en retraversant tout ça, en enjambant les gens qui dorment au milieu de l'allée, et dans le noir bien sûr. Le seul avantage c'est que comme le train est arrêté, ça tangue pas. Quoique, avec tout le vin qu'on a bu, c'est pas sûr...
Nous arrivons à nos places. Je mets mon Ipod et tente de dormir. Mais le train est toujours arrêté. On apprend finalement qu'un train devant nous a déraillé, qu'ils ont pris notre locomotive pour aller le dépanner, résultat on a attendu comme ça 3h. Je ne dors pas mais me repose et quand le train repart, je finis par m'endormir pendant environ 2h. Nous arrivons enfin à Uyuni à 6h du matin au lieu de 3h.

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Je vous raconte pas nos têtes de déterrés... Il fait froid. Le jour se lève. Notre hôtel est situé tout près, nous y allons à pied au pas de course. Hey! Vous pouvez pas ralentir un peu là? Chui pas réveillée moi, faut pas me brusquer! A l'hôtel, l'attribution des chambres est rapide. Nous avons encore 3 lits, je suis tellement naze que je m'endors toute habillée dans le lit où il n'y avait pas de draps! Euh... ok... Moi fatiguée, moi pas comprendre. On se lève dans 3h, c'est ça??