Vendredi 9 Mai

Capachica => La Paz

Réveil un peu avant 7h, le coq a chanté. Punaise il fait froid dans ce pays! Faut dire que la chambre n'est pas du tout isolée et qu'il n'y a pas de chauffage. Et quand tu enlèves les 10 kg de couvertures, tu traînes pas en pyjama. Habillage et toilette rapide et nous allons prendre le petit déjeuner en admirant la vue sur le lac. Il fait encore une fois super beau.

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La famille nous offre de jolis colliers de fleurs rouges (un peu comme à Tahiti mais c'est pas du tiaré et on n'est pas en short).

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Nous partons ensuite à pied pour aller à l'école du village. Nous empruntons vraiment le chemin des écoliers, ils sont devant et derrière nous, il faut couper à travers champs, au milieu des vaches, j'ai même conduit le troupeau de moutons!

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Nous allons voir l'école primaire soutenue par Viventura, et effectivement les équipements sont très sommaires. Et... les instits ne sont pas là! Du coup, les enfants sont livrés à eux-mêmes et sont censés faire leurs devoirs. L'enseignante est présente seulement dans le premier grade. J'essaie de discuter un peu avec elle, mais mon niveau d'espagnol est vraiment trop mauvais, c'est frustrant. J'en profite quand même pour faire ma distribution de stylos Galactik Football, ils ont du succès. Les enfants ne sont pas encore tous arrivés mais y'en a un qui a bien suivi toute l'affaire et vient me voir pour que je donne un stylo aux retardataires! Il a tout compris lui :)

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Au retour, nous passons par le collège où l'ambiance est beaucoup plus studieuse, puis allons récupérer nos bagages chez Siméon. Nous faisons nos adieux à la famille et descendons prendre le bateau à l'embarcadère. Notre guide du jour est Maité.
La lumière est magnifique.

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Après une petite demie heure de navigation, nous arrivons aux îles flottantes des Uros. Nous sommes chanceux car nous allons visiter une véritable île et pas une des îles touristiques près de Puno.

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Le lac Titicaca est pour les indiens des Andes le berceau du premier Inca qui aurait surgi de ses eaux. Une légende locale prétend que les premiers habitants de la région avaient six doigts et s'appelaient les Uros, habitants vivant sur ces îles fabriquées à partir de roseaux flottants.
En fait, la dernière véritable indienne Uros est décédée en 1959 et les occupants des îles sont depuis des Aymaras.
Nous débarquons et avons d'abord droit à l'explication de la construction.

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La couche compacte composée de roseaux flottants est appelée la totora et mesure environ 3 mètres d'épaisseur. La base immergée est formée de racines emmêlées ressemblant à de la terre. Les îles sont elles-mêmes fixées à l'aide de poteaux d'eucalyptus. On goûte le roseau, oui, ça se mange aussi, et c'est bon! Puis nous allons faire une petite promenade sur une barque en jonc tressé.

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Gérard a quelques inquiétudes et préfère enfiler un gilet de sauvetage. Mais finalement c'est très stable, celui qui a la meilleure place, c'est Paul, il est devant et se la coule douce.

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Cette petite promenade est fort paisible, j'y resterais bien! Mais après avoir fait le tour, il est temps de rentrer.

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Jean-Michel, lui, est resté "à terre" et en a profité pour goûter le poisson local. Nous faisons quelques achats puis remontons à bord de notre yacht et "vamos" (copyright Nico) pour Puno. C'est sur le bateau que nous allons pique-niquer. On ne va pas goûter à la truite du lac, il parait qu'elle n'est pas très bonne. Nous nous installons sur le pont supérieur, à l'air et au soleil, c'est super agréable. Nous arrivons alors dans la partie du lac au milieu des joncs et près des îles Uros touristiques. Là il y a des bâtiments en tôle, presque le confort moderne, j'ai trouvé ça très bizarre par rapport à la petite île où on s'était arrêté, ça n'avait pas grand chose à voir.

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Les gardes côtes veillent... à moins qu'ils ne soient tombés à l'eau?

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Le temps se couvre quelque peu lorsque nous arrivons à Puno. Depuis un moment on apercevait un grand bâtiment blanc, c'est apparemment un hôtel et c'est... très moche. Vous noterez aussi que le bateau est chargé au maximum! Y'avait même un mouton à l'avant.

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Nous débarquons et allons prendre notre bus qui nous attend sur le quai. Direction Desaguadero et la frontière avec la Bolivie. Et, comment dire, Nico stresse à mort. Apparemment le passage de la frontière est assez folklorique et il a peur d'en perdre un en route. Alors finalement il doit tenir à nous? Bref, après moult recommandations, "restez groupés", "surveillez les bagages", "suivez-moi pour aller dans le bon bureau", nous "avons la pression".
Mais "avant le drame", nous faisons 2 arrêts pour prendre des photos du lac et aussi de la cordillère royale qu'on aperçoit au fond.

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Et non, ce ne sont pas des parcs à huîtres, mais bien des parcs à truites, il raconte n'importe quoi ce guide (il doit stresser). Sur ce, ayant sur la tête depuis ce matin mon bob VP (Vanessa Paradis pour les intimes) qui est plus chaud que mon bob RG (Roland Garros pour les ignares), je me fais traiter d'Inspecteur Gadget... Bon, je pense que je vais aller me jeter tout de suite dans le lac si ça continue ;)
Mais que se passe-t-il? La route est coupée! Ahhhh et si on arrive à la frontière de nuit, ça va être pire! Finalement nous devons prendre un chemin de terre ("tiens ça faisait longtemps qu'on s'était pas fait secouer"... etc etc). En fin de compte, nous arrivons à la frontière et il ne fait pas nuit. Le bus réussit à se faufiler assez loin au milieu du... chaos... oui, ça grouille et c'est un bordel assez monstrueux, du monde partout, des véhicules de toutes sortes qui se croisent on ne sait trop comment, des gens qui te vendent tout et n'importe quoi... Ca change du désert, ça c'est sûr! Les bagages sont chargés sur des pousse-pousses et c'est parti, tout le monde est là?

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C'est pas "tenez-vous la main", mais presque! Première chose, passer dans un bureau pour tamponner la feuille d'immigration. Puis il faut passer dans un autre bureau pour donner cette feuille. Puis il faut prendre le pont qui sépare le Pérou de la Bolivie.

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Les bagages suivent toujours? Oui, c'est bon. De plus, notre guide bolivienne Yvana a pu nous rejoindre et avec sa sœur, elles sont chargées de les surveiller.
A la frontière bolivienne, nous devons d'abord remplir la fiche d'immigration, puis passer dans le bureau pour la faire tamponner avec le passeport et après, ben c'est fini! C'était trop facile en fait!
Allez hop, retour dans le bus et 1h dans la vue avec le décalage horaire. C'est vers 18h45 que nous partons pour La Paz. Il commence à faire nuit, on aperçoit très faiblement les contours du lac avant qu'ils ne disparaissent. Le bus est arrêté deux fois pour des contrôles (apparemment on est en règle) et nous filons vers La Paz. Petit topo: La Paz est la capitale administrative de la Bolivie dans laquelle se trouve le siège du gouvernement. C'est aussi la capitale la plus haute du monde, son centre se situant à 3600 mètres d’altitude, elle s’étend sur un dénivelé de plus de 1000 mètres entre les quartiers aisés et le haut plateau d’El Alto (4000 m), refuge des classes défavorisées.
Au loin, on commence à apercevoir des milliers de lumières, c'est El Alto justement. Quelques instants plus tard, Yvana nous demande de fermer les yeux. Le bus s'arrête au bord de la route (comme si on s'arrêtait sur le bord du périph en quelque sorte) et lorsqu’on les ouvre, c'est une féerie de lumières en dessous de nous. On a une vue de la ville éblouissante. Bon, évidemment les photos sont nulles...

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Parait qu'Evo Morales, le président bolivien est passé à côté du bus pendant qu'on admirait la vue, mais je sais pas si c'était des bêtises ou pas (faut-il toujours croire le guide??!! Mmmm...). On a juste entendu des sirènes de police... Et là, nous allons emprunter le périph de La Paz, tout en spirale descendante, trop fort! Par contre la conduite bolivienne, je suis pas sûre d'aimer. Ca klaxonne et ça passe, même quand t'as l'impression que ça va pas passer! Le chauffeur maîtrise à fond et finalement on ne voit pas tant d'accrochages que ça.
Nous arrivons à l'hôtel Naira qui se trouve dans le centre, dans une rue "comme ça /". Il est très sympa, les chambres sont organisées autour d'un patio. La notre est super grande, y'a un 3ème lit, on va pouvoir étaler tout notre bordel.
Ce soir nous mangeons au restaurant de l'hôtel, une pizza, et le service est encore plus long qu'au Pérou. C'est que les français sont râleurs quand même! Mais c'est vrai que c'est long. Dodo à 23h.